Archives du blog

Viens on se marre

De qui ?
De et avec Jeremy Lorca.

















De quoi ça parle ?
Constat sur sa vie : Jeremy dévoile tout, ses peines de coeur, le coeur de ses peines, et son avis sur pas mal d'autres choses.

Et alors ?
Un humoriste plein de fraîcheur, autant que de chaleur, grâce à son franc-parler, qu'on ne recommandera pas aux oreilles sensibles.

Pour les autres, n'hésitez pas, on se régale de l'authenticité du comédien, qui évoquera en un peu plus d'une heure ses visites chez la psy, son désir de paternité, sa première sodomie, son opinion sur le féminisme et le terrorisme, le tout avec un sourire désarmant.

J'ai particulièrement aimé, en plus de cette mise à nu, les constats à la fois simples et loufoques qu'il fait sur les situations quotidiennes, parsemés de petits jeux de mots, et d'humilité. On se sent proche de lui, sans pour autant partager toutes ses idées, parce qu'on apprécie la façon dont il les expose.
L'ambiance dans la salle en devient conviviale en un instant, riant de tout, de l'artiste, sans doute parce qu'on se retrouve un peu en lui.


Pour qui ?
- Un show gay-friendly. Mais pas que.

Debout Paris



Un festival de stand-ups, sur les quais de scène, dans des lieux sublimes ?

C'est le cadeau de rentrée des organisatrices, Jessie Varin et Shirley Souagnon, à se partager entre le 14 et le 16 septembre.

Debout Paris regroupe des manifestations sur trois péniches : la Nouvelle Seine, le Flow et le Jardin Sauvage, avec pas moins de 50 artistes à bord pour quitter l'été du bon pied.

La soirée d'inauguration, avec notamment la participation de la Troupe du Jamel Comedy Club, a été un superbe coup d'envoi.

Ce sont donc 6 humoristes qui ont enflammé la scène du Flow, une toute nouvelle péniche ouverte depuis 2016, avec chacun un univers à défendre : Paul Séré, Pierre Thévenoux, Laurie Péret, Djimo, Ines Reg, Geremy Credeville.





De bien belles découvertes, avec ces artistes qui nous ont donné de voir leur propre spectacle, cette péniche où on reviendra chiller entre amis, et ce Festival qui réserve bien d'autres surprises, comme la soirée "Dans le Noir" ou le Gala de clôture, prévus dimanche. Une bonne idée pour finir le week-end !


BaladEnigm

Vu, Lu, Entendu... et Testé : 

Une nouvelle façon de se promener


Parfois le dimanche, on se ferait bien une ballade.

Et maintenant, on peut, en plus, la rendre ludique, pédagogique et insolite.

(Re)découvrez des quartiers de Paris sous un œil nouveau, en mêlant promenade et jeux, c’est ce que vous propose BaladEnigm.

Vous téléchargez depuis leur site votre balade, ce qui vous permet une totale autonomie sur les modalités de la promenade : vous pouvez décidez de la date et de l’heure à la dernière minute (pratique pour s’adapter à la météo), le nombre de joueurs (idéalement de 2 à 4, mais vous pouvez être jusqu’à 6).

Le jeu s’articule en fait autour de plusieurs « mini épreuves » : des objets à trouver, des signes à retrouver dans le paysage intitulé le "chemin faisant", et un petit livret à lire et compléter au fur et à mesure. Une carte vous aiguille tout au long du parcours, pour ne pas manquer l’un des points d’intérêts du site où vous aurez choisi de vous amuser.

Adapté aux plus jeunes, ce concept sied à un après-midi en famille (n’oubliez pas les crayons de couleur pour que les enfants puissent se prendre totalement au jeu sur les différentes épreuves).
Pour mon propre test, pour lequel nous avions choisi le Parc de la Villette, nous étions 4 adultes, amateurs de jeux de piste, et nous avons opté pour notre « propre version » de cette animation, en ne suivant que le parcours « recherche d’objets et photos », et nous avons passé un très bon moment.





Petit conseil, même si cela parait moins écolo : imprimer le livret vous permettra de prendre en main le parcours, mieux l’appréhender et visualiser à plusieurs et simultanément votre itinéraire et les différentes missions à accomplir. On se passe pour 2 ou 3 heures de technologie… hormis pour la prise d’une photo souvenir !


BaladEnigm dispose déjà de plusieurs parcours en région parisienne, bien sûr, mais se développe rapidement et peut déjà offrir aux groupes de Marseille, Lille, Bordeaux et Lyon, une aventure ludique. Vous aurez également le choix de commander un seul carnet promenade, ou un forfait pour plusieurs, plus économique. Bonne promenade !

Vous avez dit Broadway ?

De qui ?
De et avec Antoine Guillaume.



De quoi ça parle ?
Un passionné de musicals revient sur sa découverte des plus grands classiques du genre, depuis son coup de coeur, à 17 ans, jusqu'à ses voyages à Londres et New York à s'interroger sur les origines des spectacles musicaux.

Et alors ?
La lecture du pitch a suffi à me tenter, et je n'ai pas été déçue.

Un spectacle sur les spectacles, intimiste, authentique, instructif sans devenir un cours magistral.
Antoine Guillaume nous murmure sa propre vie, et ses recherches sur la naissance de la comédie musicale, univers qu'il a découvert vers la fin de l'adolescence et ne l'a pas quitté depuis.
On sent cette passion, l'émotion qu'il a de nous la raconter et de nous la chanter.
Les extraits musicaux qu'il interprète, accompagné au piano de Julie Delbart, illustrent le propos, et dévoilent la palette vocale très agréable de l'artiste.

On peut ne pas être en accord avec tout ce que Monsieur Guillaume nous y dit, notamment sur la qualité des shows français, certes inégale mais où tout n'est pas oubliable...

On aurait aimé encore plus d'anecdotes sur le genre, et encore plus de ces échantillons de chansons, car on s'amuse de ce mini blind-test où les plus grands airs sont entonnés.
Et on devine le plaisir du comédien/chanteur à se glisser dans la peau de ces personnages de spectacles, car qui d'autre peut se targuer d'incarner tour à tour Tony, le fantôme de l'Opéra, Danny Zuko, et Glinda ?

A l'aube de l'automne, tandis que l'on se demande quel sera le spectacle musical de la rentrée, cette parenthèse sur le genre est en tous cas à s'offrir.


Pour qui ?
- Evidemment, les fans de musicals, qui se retrouveront dans ce narrateur passionné.
- Ceux qui ont des idées préconçues sur ce genre y apprendront beaucoup.

L'été théâtral à Paris ?


La période estivale n’est pas celle où l’on se rue le plus au théâtre…

Les spectateurs peuvent varier les plaisirs avec l’une des nombreuses manifestations proposant des spectacles de rues, mais Paris n’est pas en reste avec quelques irréductibles pièces qui se jouent pendant l’été.

Mes coups de cœur de cette fin de saison restent LES CRAPAUDS FOUS et COMEDIENS, respectivement joués au Théâtre des Béliers Parisiens et au Théâtre de la Huchette jusqu’à la fin du mois d’août. Chacun dans son style, vaut le détour, avec de belles émotions au rendez-vous.

Pour un moment plus léger, de divertissement pur, on préférera des comédies qui reprennent :
LE GROS DIAMANT DU PRINCE LUDWIG (au Palace), MON MEILLEUR COPAIN (Théâtre Michel) ou encore UNE SEMAINE PAS PLUS (Splendid), se dégustent jusqu’à la rentrée.





Trophées de la comédie musicale - Edition 2018

La semaine dernière se tenait la deuxième édition des TROPHEES DE LA COMEDIE MUSICALE, projet que nous soutenons avec ferveur depuis l'année dernière.




L'association a souhaité et réussi cette année à rendre l'évènement plus officiel et plus prestigieux, avec une véritable cérémonie, qui se tenait au sein du Théâtre des Nouveautés.
La remise en prix et le show, avec en maîtres de cérémonie, les artistes Prisca Demarez et David Alexis, a été riche en émotions et en rebondissements.


Les temps forts que je retiens de cette soirée ?


  • La victoire, ô combien méritée, de 5 trophées pour l'excellent COMEDIENS qui jouera tout l'été au Théâtre de la Huchette. Si ce n'est déjà fait, il faut courir découvrir ce vaudeville musical et l'incroyable Marion Préïté, qui remporte notamment le prix de la Révélation féminine de l'année.



  • L'émotion sincère de l'équipe de Tom Sawyer, qui remporte le trophée du meilleur spectacle jeune public, et celui très convoité du "prix du public".



  • La montée sur scène du comédien Alexandre Faitrouni, gagnant du "meilleur second rôle masculin", toujours aussi talentueux et pétillant, dans ses personnages comme au naturel.



  • La participation musicale de Christine Bonnard et Alexandre Bonstein, invités à eux aussi remettre un trophée et qui nous ont régalé d'une chanson hommage à plusieurs comédies musicales.






Le spectacle musical français brille de par les talents de ses artistes, et de par sa diversité, des grandes adaptations de shows anglo-saxons, aux pièces plus confidentielles qui offrent d'excellentes surprises aux spectateurs curieux. 


Nous félicitons tous les lauréats, mais aussi les organisateurs pour cette belle édition qui laisse entrevoir de belles promesses pour les années à venir.





Les crapauds fous

De qui ?
texte et mise en scène de Melody Mourrey


















De quoi ça parle ?
Un vieux médecin à la retraite reçoit la visite d'une jeune étudiante qui s'interroge sur le passé de son grand-père, originaire de Pologne, et sur ses agissements durant la seconde guerre mondiale.

Et alors ?
Quand on passe une journée harassante, dans le stress et la fatigue, et qu'on finit par s'asseoir dans la pénombre d'une salle de théâtre, c'est quitte ou double. Le spectacle peut vous plomber... ou vous faire sortir de votre morosité en quelques secondes.

Ici, la magie opère, instantanément, avec un début musical festif, et une entrée en matière cinématographique, comme le sera d'ailleurs toute la mise en scène de cette pièce historique délicieuse.

Le personnage de Stan, à la fois protagoniste et narrateur, nous entraine dans le récit de cet improbable sauvetage, où lui et son ami, le médecin Eugene Lazowski, réussirent à sauver plusieurs centaines d'habitants de leur petit village des nazis, en simulant une contagion massive par le virus du typhus.

La distribution, nombreuse et juste, jongle avec une vingtaine de personnages avec une énergie communicative et une touchante alchimie.

Le texte tant que la scénographie sont brillants, captivants, rendant justice à l'adaptation de cette histoire inspirée de faits réels, nous faisant voyager entre présent et passé.
Ponctué de beaucoup de tendresse et de psychologie, mais aussi de brins d'humour, le spectacle se déguste sans que l'on voit le temps filer, jusqu'à son bien bel épilogue.



Pour qui ?
En famille, entre amis, en couple.
- Les férus d'histoires et d'Histoire.

Speakeasy

De qui ?
Compagnie The Rat Pack















De quoi ça parle ?
Un bar clandestin, aux Etats-Unis, où règnent les tensions, et six personnages au caractère différent, qui vont se rencontrer, s'unir ou s'affronter.

Et alors ?
Atypique.
Esthétique.
Divertissant.

Voilà trois mots qui vont comme des gants à ce spectacle, recette qui mêle une musique hétéroclite, des artistes et acrobates mettant en avant différents disciplines (mât, cerceau aérien...), mais aussi chant, danse, ombres... dans un décor sobre qui prête à ces fantaisies et un jeu de lumières qui les magnifient.

La particularité du show, en dehors de ses éléments de cirque contemporain, est d'être entièrement muet, en dehors des onomatopées des protagonistes, et de leurs grimaces qui aident à suivre le fil narratif des sentiments qui les animent.

Une exception, la sexy blonde Clara Huet, qui lorsqu'elle ne vole pas dans son cerceau à plusieurs mètres au dessus du sol, bouleverse l'assistance en interprétant deux morceaux, qui ouvrent et ferment cette parenthèse circassienne en mode "film noir".


Pour qui ?
En famille, par exemple.
- Pour un public non francophone, c'est idéal.

Soirée Cabaret : le Divan du Monde et Madame Arthur

Cette semaine avait lieu la soirée de Gala organisée par les deux établissements, fusionnés en un : le Divan du Monde et Madame Arthur proposent, en plein coeur du 18ème, la "French Collection".




Au programme : un spectacle, un blind test, un autre spectacle, et enfin une ambiance club jusqu'au bout de la nuit. Un seul mot d'ordre : le tout en VF.
Amateurs de variétés, vous serez aux anges. On déguste ici Céline Dion, Téléphone, et du champagne, dans un cadre atypique. La façade rouge et classique dissimule en effet une salle de spectacles, spacieuse et aérée avec un étage et deux espaces bars, ainsi qu'une salle plus feutrée et intimiste, aux dorures qui vous feront remonter le temps.



Le show est assez surprenant, drôle, décalé, mais surtout offre de sympathiques reprises interprétées par la troupe de Madame Arthur. Chanteuses/travesties au look extravagant et à la voix étonnante, accompagnées d'un pianiste talentueux, autour de tubes variés : de Barbara à Lorie, de M à l'opéra Carmen, le répertoire est à l'instar des tenues de ces créatures de la nuit, inattendu.



La partie Blind test aussi a de quoi vous divertir : loin des soirées apéros entre amis, on assiste ici à une compétition de haut niveau, avec des habitués qui n'ont besoin que d'une demie seconde pour identifier un tube de Julien Clerc ou d'Anaïs.


Un lieu, et un concept, à découvrir pour une soirée festive, en dehors des sentiers battus.




Game of Thrones - Visite de l'Exposition

Summer is coming !

En général, c'est synonyme de soirées du lundi entre potes pour découvrir le nouvel épisode de votre série préférée, Game of Thrones. Pas cette année, car l'ultime saison ne sera diffusée quand 2019...
Rassurez-vous, vous pouvez toujours satisfaire votre passion, avec un joli palliatif offert par HBO, l'exposition officielle de la série culte qui débarque sur Paris du 1er juin au 2 septembre.



J'ai eu la chance de découvrir cette expo, la veille de son ouverture, avec quelques journalistes et rédacteurs de blogs triés sur le volet.



Une visite sur laquelle vous pourrez prendre votre temps pour découvrir les quelques 2000 m² d'objets, accessoires, costumes ramenés directement des plateaux de tournage.
Les pièces présentées, vous dévoileront ainsi, en vrai, de près, le soin apporté au détail des équipes
travaillant dans l'ombre sur le show.





Vous retrouverez les tenues portées par votre personnage favori, et revivrez les moments cruciaux de "GOT", de Dorne à Castle Black, comme si vous y étiez, dans une mise en scène, en lumières et en musique qui vous replongeront au coeur des épisodes les plus inoubliables.

Entre deux anecdotes narrées par votre audioguide, faites un arrêt : de petites activités, clins d'oeil à ces moments cultes de la saga, et des fonds vous permettant de faire des photos souvenirs, se trouvent le long du parcours.

Enfin, une boutique souvenir termine votre visite, avec des goodies exclusifs, et la possibilité bien sûr de faire une photographie sur le fameux trône de fer.

Le succès annoncé de l'exposition m'incite à vous conseiller la réservation de billets coupe-file, disponibles ici.

En plus, tous vos amis vont y aller, et vous ne voulez pas être en reste et qu'on vous répète que tel Jon Snow, vous ne savez rien... 




Miss Nina Simone

De qui ?
D'après le roman de Gilles Leroy.





















De quoi ça parle ?
Au travers du regard de son homme à tout faire, nous découvrons l'artiste Nina Simone à la vie, celle d'une femme au destin hors du commun, seule, bipolaire, alcoolique, combative et attachante.

Et alors ?
L'ambiance parait curieusement intimiste dès la première scène, avec sa lumière tamisée, sa musique feutrée, son pianiste discret, et ses deux personnages qui s'apprivoisent.

La mise en scène, signée Anne Bouvier, efficace et sobre, s'oriente autour de quelques accessoires, vêtements qui évoquent le luxe et la richesse du milieu.

La relation des protagonistes, toute en pudeur et en tendresse, nous gagne peu à peu, prétexte au récit de l'enfance et des douleurs de Miss Simone, que l'on découvre au fil de ce biopic théâtral magnifiquement interprété.

Valentin de Carbonnières, le sublime Dorian Gray de Thomas le Douarec, arbore ici une imposante moustache qui fait oublier son physique de jeune premier, mais pas sa formidable présence scénique et son jeu remarquable.

Face à lui, Jina Djemba, charismatique et gracieuse, porte le masque d'une chanteuse à qui elle n'a rien à envier : sa voix est envoûtante, donnant tout son impact à cette parenthèse musicale, qu'on savoure et qui passe comme un rêve.




Pour qui ?
Les amateurs de voix exceptionnelles
- Les fans de biopic

The French language explained by an American

De qui ?
de Sebastien Marx.





















De quoi ça parle ?
Et si un new yorkais, débarqué sur Paris il y a quelques années, vous aidait à comprendre la langue de Molière ? Pas apprendre, comprendre... And that's a big difference !

Et alors ?
Gros coup de coeur pour cet artiste et le thème de son spectacle : une bonne dose d'auto-dérision sera nécessaire à tous les frenchies qui voudront le découvrir, et surtout y emmener leurs amis/conjoints anglosaxons ou américains.
Tout y passe : la prononciation, les mots à la signification étrange, les expressions courantes...

Sebastien Marx agite les mots avec aisance, avec rythme, avec brio.

De quoi donner envie de se rendre à son autre show, en français cette fois-ci. Why not ?

Pour qui ?
-Vos amis anglophones en visite
- Les couples “mixtes” (français + autre nationalité), vous passerez une soirée au top !

Chance

De qui ?
de Hervé Devolder.





















De quoi ça parle ?
Un cabinet d'avocats où tout se déroule comme d'habitude, à l'exception de l'arrivée d'une stagiaire, puis du coursier qui, en même temps qu'il dépose un pli, propose à toute l'équipe de jouer au loto. Et s'ils gagnaient 99 millions d'euros ?

Et alors ?
Un spectacle devenu culte, et que je découvrais pour la première fois : une jolie surprise !

L'univers musical de Monsieur Devolder a déjà fait ses preuves de nombreuses fois, Chance n'étant pas une exception. Des paroles drôles, des mélodies entêtantes... Si vous ajoutez à cela une scénographie colorée, des histoires d'amour, et le fait que tout le texte du spectacle est intégralement chanté, on est proche des codes de Jacques Demy, modernisés dans cette réalité 90's et sa galerie de personnages cocasses.

On retrouve tout un tas de références à des classiques du musical, on admire aussi ce décor plein de détails, et de réalisme, cassé par le jeu de lumières très kitsch ou les clins d'oeil visant à casser le quatrième mur.

Sur scène, des interprètes aux voix agréables : on retiendra surtout les graves impressionnants de Franck Vincent, dans le rôle du patron, et on était ravi de revoir la douce Rachel Pignot, qu'on avait adoré la saison dernière dans Naturellement belle.

Pour qui ?
- Une super idée de sortie avec vos collègues.
- Les fans de musicals, absolument.

Menteur

De qui ?
François Martinez.


























De quoi ça parle ?
François Martinez n'est pas son vrai nom, mais son producteur a jugé que le public français serait moins intimidé par ce pseudonyme pour venir découvrir les premières dates parisiennes de la star USA de la magie, Douglas “Douguy” Wincester. C'est en tous cas ainsi que se présente l'artiste. A moins que tout soit dans le titre.

Et alors ?
Il est doué, il est drôle, et il dirige son spectacle de bout en bout dans la bonne direction, avec comme les sportifs de haut niveau, une impression d'aisance hors du commun. Showman possédant un bon sens de la répartie, il déballe ses tours, très différents les uns des autres, avec un rythme et un fil conducteur qu'on ne lâche plus, un côté “geek” sous-jacent,  et une sympathie et une authenticité évidentes.

J'ai particulièrement aimé la modernité de ses illusions, en particulier le “truc du Coca-Cola”, un double-tour enthousiasmant.

On sort de la salle avec la conviction que la magie a opéré...
L'amie que j'emmène ce soir là, bluffée par l'artiste, me glissera même à la fin du spectacle “et en plus il est bel homme”.

A découvrir donc, rapidement, jusqu'au 30 mai sur Paris et au Festival d'Avignon en juillet.

Pour qui ?
- Idéal en famille.

Exposition Game of Throne - Annonce


L'été qui approche est normalement synonyme de “nouvelle saison de Game Of Thrones”, LA série que vous regardez aux premières heures du matin le lundi pour éviter le spoil en allant juste chercher votre café long à la cafét'...

En attendant la suite (et fin) des aventures de Jon Snow, qui se prépare pour l'été prochain où il saura peut-être enfin quelque chose (et nous aussi), la bonne nouvelle, c'est une expo qui débute dans un mois tout pile et qui se tiendra à la Porte de Versailles.

Résultat de recherche d'images pour "exposition game of thrones paris 2018"



Des décors, des costumes, des accessoires, un moment royal pour tout fan de la saga de G. R. Martin, en partenariat avec HBO... 2000m² de découverte !

L'exposition ouvrira le 1er septembre, jusqu'au 2 juin, et on ne peut que trop vous conseiller de vous munir de billets coupe-file disponibles ici.


Il ne reste plus qu'à se décider, on y va entre potes, ou est-ce plutôt une sortie frère et soeur ?



Le Double Fond fête ses 30 ans !


Se balader dans Paris, le soir. Les ruelles d'avril y ont une atmosphère bien à elles, caractéristiques, avec dans l'air des effluves de tiédeur, de nourritures apétissantes, et la moindre terrasse est une invitation.

L'une de ces terrasses, place du Marché Sainte Catherine, a plus d'un tour dans sa devanture : le  Double-fond, qui fêtait le mois dernier ses 30 printemps est, plus qu'un bar parisien charmant, un café-théâtre réservé aux magiciens. On déguste quelques cacahuètes, un kir et un tour de cartes dans une ambiance détendue, avant de se rendre dans la salle, au sous-sol, toute en intimité et en mystère, où le vrai show peut avoir lieu.




Une troupe d'artistes alternent pour vous permettre la surprise à chaque visite : pour ma part, c'est Philippe de Pethuis que j'y découvre, mentaliste à l'univers un peu fou, pour unspectacle où la convivialité s'instaure dès l'apparition du maître de cérémonie.

Une adresse à tester et à recommander.


Ma grand-mère vous adore !

De qui ?
Raphaël Mezrahi.
















De quoi ça parle ?
Un jour dans un supermarché, une jeune et jolie jeune fille a reconnu Raphaël Mezrahi et lui a déclaré la flamme de sa grand-mère. Voilà.

Et alors ?
Plus on voit Raphaël Mezrahi, et plus on se demande à quel point il est similaire dans la vraie vie à son alter ego, Hugues Delatte, l'hilarant faux journaliste coupable de tant de sublimes interviews de stars.

Son dernier spectacle, sans réel fil conducteur, est une évocation de sa carrière, de sa méthode de travail et des anecdotes, racontées ou projetées, de sketchs inédits qu'il a tourné avec ses équipes durant leurs années de collaboration. Un univers barré, mais plein de tendresse, de nostalgie et d'authenticité.

Quelques petites longueurs peut-être, tout au long du show, mais l'attachant maître de cérémonie nous divulgue quelques images de son histoire, et l'on reste curieux de découvrir dans quoi il va encore nous embarquer.

Le cadre, magnifique salle de théâtre du Musée Grévin, ajoute à la bonne ambiance de la soirée.


Pour qui ?
- Les amateurs d'ovnis humoristiques.


Sensiblement viril

De qui ?
Alex Ramires.














De quoi ça parle ?
Sensiblement viril, c'est l'histoire vraie (ou en tous cas, vraisemblable) d'Alex, 28 ans, parisien, qui à cheval sur plusieurs cases, redéfinit leur inutilité avec un humour décapant.

Et alors ?
Un seul-en-scène pétillant, un interprète qui ne l'est pas moins.
Au-delà d'une thématique "contre les étiquettes de la société", on aborde les paradoxes, ceux que l'on créé, ceux que l'on subit, avec une bonne dose de subtilité et d'auto-dérision.

L'artiste ne cache pas le côté gay-friendly du show, tout en pointant du doigt quelques clichés, et lorsqu'il évoque ses anecdotes de loose sentimentale, c'est universellement que l'on s'y retrouve.

Alex Ramires capte l'attention du public dès le départ, et l'embarque avec une belle gradation, faisant passer son spectacle du bon à l'excellent entre le début et la fin, démontrant une jolie palette de jeu jusqu'au moment "émotionnel" du spectacle, bourré de métaphores intelligentes qui achèvent de séduire l'audience.

Un physique de "BG", un texte sympa, un jeu agréable, on était déjà conquis... Mais en plus, il sait super bien danser.
Talent à suivre !


Pour qui ?
- Les fans de bons "one-man"
- Les gens en couple, afin qu'ils ne risquent pas la déception !

Comédiens!



De qui ?
De Messieurs Séné, Chantelauze et Bancou.










De quoi ça parle ?
Jour de première pour cette troupe au Théâtre de la Huchette : ils interprètent pour l'ouverture du lieu un vaudeville musical, Au diable vauvert. Mais Pierre, le metteur en scène, est tendu. Son comédien habituel s'est blessé, et il a été remplacé au pied levé par Guy, ancien camarade de sa femme. Pourquoi Colette a t'elle proposé cet acteur pour leur sauver la mise ?

Et alors ?
Une parenthèse musicale particulièrement réussie.

Le spectacle s'articule autour de chansons jazzy, aux textes intelligents, et plus encore, interprétées avec beaucoup de talent par ce trio de comédiens. Je reste scotchée par la performance et la voix de Marion Préïté, vue récemment dans Les aventures de Tom Sawyer, mais à qui le rôle de Coco offre la possibilité de montrer véritablement la palette vocale, avec des graves troublants et des aigus lyriques maîtrisés.

Grande fan de mises en abîme, j'ai aussi été emballée par l'histoire : du théâtre dans le théâtre, avec ce metteur en scène qui galère, les egos de chacun à ménager, les petits débordements, et la vie privée qui s'invite sur scène.
Je m'interroge, pendant la pièce, sur la possibilité qu'elle soit tirée d'un sombre fait divers : c'est apparemment le cas. Pierre, mari effacé et insignifiant dans son vaudeville, bouillonne entre le trac de la première et la peur des hommes qui pourraient convoiter sa femme. Coco, face à lui, porte leur relation à coups de sacrifices, à l'exception d'un secret qu'elle garde précieusement. Le troisième larron, ancien camarade de classe de Coco, ne parviendra pas à temporiser suffisamment pour éviter la confrontation houleuse des deux époux.

On passe peut-être un peu brutalement du comique à l'angoisse, dans le déroulement de cette narration. Qu'importe, on a ri, on s'est ému... Et on quitte la salle heureux de ce moment.

Pour qui ?
- Les fans de musicals : celui-ci vaut le détour.
- Les adeptes de mélange des genres.

Madame Marguerite


De qui ?
De Roberto Athayde.
Madame Marguerite

De quoi ça parle ?
Jour de rentrée dans la classe de Madame Marguerite, une institutrice pleine de bonnes intentions envers ses jeunes élèves, soucieuse de les voir obéissants et disciplinés tandis qu'elle leur explique la biologie, l'histoire, et sa vision de la vie.

Et alors ?
Un seul en scène rythmé, d'une heure, porté par Stéphanie Bataille à qui ce rôle donne une large palette pour peindre un univers décalé, sa salle de classe : dès son apparition, tout est dans le regard, équilibre subtil entre bienveillance et folie, et on se tasse un peu sur son siège en attendant de l'écouter.

Ses images, ses comparaisons, sont parfois naïves, parfois crues et menaçantes. On les ressent pleinement dans cette mise en scène épurée, faite de quelques jeux de lumière et d'un tableau noir, évocateur de tant de souvenirs, sur lequel s'inscrivent les dogmes de l'instit', pour qu'on "ne risque pas de les oublier".

Madame Marguerite aime ses élèves, elle ne veut que leur bien et leur bonheur, mais dans le cadre strict qu'elle aura défini. Un texte amusant, un sous-texte intrigant, qui pose la question de l'éducation, du pouvoir, de ses débordements, écrit par son auteur il y a près de 50 ans, mais qui n'a pas pris une ride.


Pour qui ?
- Les amateurs de format court, de pièces comico-politiques et de jolies prestations.
- Les profs, aussi.

Et pendant ce temps, Simone veille


Et pendant ce temps, Simone veille ! | Le nouveau Comédie Bastille Affiche

De qui ? 
Sur une idée de Trinidad, mise en scène de Gil Galliot.


De quoi ça parle ?
Histoire du féminisme et de la condition féminine des années 50 à nos jours, au travers de trois personnages de différentes classes sociales.

Et alors ?
La curiosité m'a poussée à venir découvrir cette pièce, à l'affiche depuis plusieurs saisons.

Un quatuor de comédiennes débordantes d'énergie, mène l'histoire, celle avec et sans majuscule, en comédie, en images et en chansons.

On retrace 60 années de condition féminine, quatre générations, en 1h20 de spectacle. Une belle prouesse, à l'aide de costumes nous aidant à replacer dans leur contexte les personnages, leurs attentes, leurs milieux... et leurs combats.
De nombreux sujets sont abordés : contraception, maternité, mais au delà des droits, on évoque aussi la vie sentimentale, sexuelle, professionnelle et son évolution, depuis la femme au foyer d'après-guerre à celle, libre et libérée du 21ème siècle.

La trentenaire que je suis a appris quelques anecdotes croustillantes, avec pas mal de "ah ouais quand même" qui me viennent à l'esprit à l'évocation de certaines lois archaïques et pourtant, tout récemment abrogées (celle sur le port du pantalon est hilarante).
Réalisation du chemin parcouru, des luttes menées, du parcours restant à accomplir... avec un regard, pour ma part, sceptique sur les filles de 2010, dans lesquels évidemment je me retrouve mais me perds un peu.

Le spectacle et ses comédiennes nous amusent tout en faisant prendre conscience, devant un public presque exclusivement féminin malheureusement.
J'ai particulièrement aimé les chansons, parodiques et instructives, et le final qui est un bel hommage à Simone Veil.


Pour qui ?
- Entre copines bien sûr, mais aussi en couple !






Miracle en Alabama

De qui ?
De William Gibson, adapté et mis en scène par Pierre Val
Résultat de recherche d'images pour "miracle en alabama"













De quoi ça parle ?
Helen Keller, suite à une maladie infantile, se retrouve dès son plus jeune âge aveugle et sourde. Sa famille l'aime, mais ne sachant comment communiquer avec elle, la traite comme un animal domestique à qui il faut passer le moindre caprice. Jusqu'à l'arrivée d'une gouvernante, pleine d'espoir et de rigueur, qui veut plus que tout donner à la jeune infirme les bases du langage.

Et alors ?
Basée sur une histoire vraie, cette pièce a d'abord connu un joli succès aux Etats-Unis.

Les thématiques parlent au plus grand nombre : cette famille américaine, aux membres plein d'amour mais pétris de problèmes de communication, et son aventure humaine hors du commun, nous évoquent la perséverance et le courage.

On retiendra surtout une belle distribution, avec en tête la gouvernante interprétée avec une grande justesse par Stéphanie Hédin, et son élève handicapée, incarnée par Lilas Mekki.

Deux bonnes idées du metteur en scène, outre de monter ce projet, est d'avoir choisi une comédienne véritablement sourde pour ce rôle, et de proposer régulièrement le spectacle avec un surtitrage pour permettre à un public souffrant du même handicap de venir partager cette pièce.
On assiste du coup à un moment d'émotion un peu brut, mais plus authentique.


On notera aussi un décor original et une musique apaisante jouée en live à la guitare par le comédien Julien Crampon.


Pour qui ?
Pour tout public, à partir de 8/9 ans

Pourquoi

De qui ?
De Michael Hirsch.
Résultat de recherche d'images pour "michael hirsch"

De quoi ça parle ?
Depuis tout petit, Michael questionne tout. Enfant, ado, étudiant, adulte, senior, il passera sa vie à être curieux, à remettre le monde en question, à lancer des points d'interrogations comme des révolutions sur son passage.

Et alors ?
Un one-man qui prend des allures de fable, ça n'est pas banal. 
A l'instar des tournures de phrases de son héros, infini ping-pong de jeux de mots allant du potache au très fin. 
A l'instar de la plume de l'auteur, oscillant régulièrement vers la poésie et l'onirique.

Très (bien) écrit, le spectacle suit sa logique, laissant peu de place à l'improvisation et aux interactions, mais on se laisse embarquer dans cet univers de calembours, enrichi d'une galerie de personnages attachants.


Les thèmes abordés sont nombreux, la politique, l'amour, le travail, et comme le fil conducteur s'y prête, on se pose beaucoup de questions. Les réponses données par Michael Hirsch font autant rire que cogiter, agréablement, et on ne voit pas le temps passer.


Pour qui ?
En famille, à partir de 9/10 ans
- Votre copine célibataire qui a besoin de rigoler un soir (et si elle ne rit pas, ça reste tout bénéf pour elle... se référer au spectacle pour comprendre)


Liberté !


De qui ?
De Gauthier Fourcade.
Résultat de recherche d'images pour "liberté gauthier fourcade"


De quoi ça parle ?
Un homme s'interroge, se demandant si le fait de pouvoir choisir est une contrainte ou une liberté.

Et alors ?
J'avais un excellent souvenir d'un précédent spectacle de Monsieur Fourcade, Le secret du temps plié, et j'étais ravie d'en voir davantage.

Entre la conférence et le numéro de clown triste, c'est tout en poésie que l'auteur/comédien déroule sa pièce, lançant abruptement des sujets au premier abord décousu mais qui toujours, rejoignent son fil conducteur après quelques instants.
De développements d'apparence absurde et loufoque, il passe à des idées fortes, concrètes, sur des sujets aussi variés que l'économie, la politique, l'amour.

Le rythme est soutenu, demandant parfois une seconde au cerveau face à tant de jeux de mots qui s'enchaînent, comme autant d'aphorismes que l'on voudrait pouvoir noter.

A l'image de son texte, son décor d'une apparente sobriété cache quelques secrets qui se découvrent tout au long du spectacle.

Un artiste à (re)découvrir sans attendre.


Pour qui ?
- Les amoureux des mots et jeux de mots.









Le Cas Martin Piche



De qui ?
de Jacques Mougenot et Hervé Devolder.

De quoi ça parle ?
Martin Piche, cas clinique rare souffrant d'ennui permanent, vient consulter auprès d'un neuro-psychiatre réputé qui va tout mettre en oeuvre pour comprendre sa névrose, et l'en guérir.


Et alors ?
Après avoir vu plusieurs spectacles mis en scène par Devolder, et grande admiratrice de sa fantaisie, j'ai eu envie de tenter l'aventure une fois de plus.

Double casquette pour cet artiste dans Martin Piche, puisqu'en plus de la mise en scène, il prête ses traits au docteur de la pièce, face à Jacques Mougenot, auteur de la pièce et interprète du patient.

Une belle complicité transparaît de ce duo comme de leur spectacle.
Un texte intelligent, qui fait beaucoup sourire, et parsemé de petits clins d'oeil au monde du théâtre et de l'art en général... Mise en abîme du spectacle et de l'ennui, dont il est question tout au long de cette histoire.

Le décor, le rythme, tout tend à nous plonger dans un réalisme extrême, comme si nous étions dans la vraie vie, voyeurs ou curieux dérobant ces minutes de thérapie. Une réalité qui créé un joli décalage avec le côté absurde et cocasse des personnages et de leur aventure.

Il est question d'ennui, sauf pour le spectateur qui passe un bien agréable moment.

Pour qui ?
- Entre amis, en couple, qu'importe : un joli moment de théâtre.










Bô, le voyage musical


De qui ? 
de Catherine Lara



De quoi ça parle ?
Evocations abstraites du voyage, de l'amour, des saisons, de la mer. 

Et alors ?
Entre le terme "musical" et une confusion naturelle due à la création de la comédie musicale Graal par Catherine Lara il y a ... 15 ans déjà, je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce spectacle.

Ovni multi-genres entre le concert de Catherine Lara et le ballet de danse contemporaine, inclassable, et finalement difficile à commenter : il s'agit d'une oeuvre visuelle avant tout, avec une superbe création lumière et vidéo de Gilles Papain, chorégraphiée avec brio et dansée avec passion.

Musicalement, on est proche de la "BO" de film, avec de belles envolées, tout autour de solos de violons, et de textes lus, un peu comme du slam.

Ce qui m'a moins emballée, concrètement, c'est le manque de fil conducteur entre les tableaux, qui s'enchaînent sans trop de cohérence, ni de rythme.

A conseiller à un public averti, donc.


Pour qui ?
- Les amateurs de danse contemporaine et de violon.





Les Inséparables


De qui ? 
Une mise en scène de Ladislas Chollat.

Résultat de recherche d'images pour "les inséparables theatre"


De quoi ça parle ?
Orsini, illustre peintre en panne d'inspiration, se voit hériter d'un atelier en plein Paris, par une totale inconnue. Une admiratrice ? Son agent et son fils, avec qui il maintient une relation pleine de tensions et de non-dits, l'accompagnent pour prendre possession des lieux et les découvrir ensemble. Mais l'atelier et ses placards vont mettre en lumière leurs secrets et ceux de leur ancienne propriétaire.

Et alors ?
Je ressors de ce spectacle avec un mélange d'exhaltation et d'émoi.

L'histoire, finement traitée, nous fait passer d'une époque à une autre, du présent d'un homme, au passé d'une femme, mêlant leurs destins avec brio. On se laisse embarquer dans une riche palette de thématiques : la transmission, la relation parent/enfant et son contraire, l'art et l'inspiration, l'amour. L'Amour, aussi.

Les dialogues, forts, incisifs, sont portés par une distribution magistrale : Thierry Frémont apporte l'élégance et de petites notes d'humour, Valérie Karsenti brille de sensualité et de charme, quant à Didier Bourdon, il est bouleversant, charismatique, interprète à la fois de ce peintre désabusé et amer, et de son grand-père, un homme au coeur aussi large que sa fortune de banquier.

Le décor, personnage à part entière dans cette pièce, c'est l'atelier, le témoin des deux époques, celui qui n'a pas bougé malgré les années, avec seulement la vue à la fenêtre qui a évolué au fil des ans. Tout y est, de la démesure de son format, aux petits détails qui le rendent réaliste.
Monumental pavé rotatif, travail d'Emmanuelle Roy, il nous permet de visiter avec les protagonistes le temps et l'espace de cet appartement, dans ces différentes réalités. Et selon le sens de notre voyage dans le temps, l'atelier tourne dans le sens ou à l'inverse des aiguilles d'une montre, baigné dans une création lumière sobre et efficace, et une musique au diapason.


On se retrouve forcément un peu dans l'un ou l'autre de ces personnages, et dans cette histoire.

Pour qui ?
Les amoureux d'amour et d'histoires temporelles intemporelles.






Les Aventures de Tom Sawyer


De qui ? 
De Julien Salvia et Ludovic-Alexandre Vidal
Résultat de recherche d'images pour "les aventures de tom sawyer"

De quoi ça parle ?
Tom Sawyer, c'est l'Amérique... Celle de 1848, sur les bords du Mississipi, où le héros du roman de Mark Twain revendiquera son envie de liberté et d'aventures en faisant l'école buissonnière avec son ami Huckleberry.

Et alors ?
C'est tout ce qu'on aime et attend d'un spectacle “familial”: qu'il émerveille les enfants tout en amusant aussi leurs parents.

Cette adaptation, fidèle au roman, allie un aspect visuel soigné à une énergie débordante et authentique.

Les décors, habiles et minimalistes, nous entrainent dans les différents lieux et scènes d'action, avec de jolies effets et lumières pour les sublimer ; les costumes, très variés et colorés, plantent le contexte historique.

Les chansons, aux orchestrations sympathiques, sont particulièrement bien écrites : des textes cohérents, positifs, qu'on a envie de prendre le temps d'écouter.
Quant à la troupe, elle se donne à fond, pour le plaisir des petits et grands. Le jeu, les chorégraphies... l'ensemble est réussi, réjouissant, avec un bel équilibre entre humour et l'émotion.
Un minuscule bémol, s'il en faut : quelques petites longueurs... (1h50 avec entracte).


On souhaite à cette production un joli succès et on leur tire notre chapeau... de paille.


Pour qui ?
Les jeunes aventuriers à partir de 5/6 ans






Le lauréat

De qui ? 
De Terry Johnson, mise en scène de Stéphane Cottin.
Résultat de recherche d'images pour "la lauréat"


De quoi ça parle ?
Ben, 21 ans, est un étudiant si brillant qu'il vient de finir major de sa promotion. De retour chez ses parents, qui envisagent son avenir tout tracé et lui organisent une fête, il rumine pourtant des idées noires. C'est à cette soirée que Mrs Robinson, amie de sa mère, lui fait la proposition sans équivoque d'une relation intime et suivie.

Et alors ?
L'histoire de ce lauréat, on la connaît même sans avoir vu le film, tant elle est culte et emblématique. Le personnage de Mrs Robinson, sensuel et universel, en est une des raisons majeures.

Ici interprété par Anne Parillaud, on le ressent comme glamour mais fade : une femme cougar désabusée qui séduit cet homme qui a la moitié de son âge, sans une once d'amour mais comme un caprice, pour tromper l'ennui qu'elle soulage d'habitude par la boisson.
Cependant dans cette adaptation théâtrale, on s'intéresse surtout aux destins des autres protagonistes, notamment celui de Ben et de la fille de Mrs Robinson. Les deux comédiens qui les campent, Arthur Fenwick et Adèle Bernier, apportent toute la force à la narration par la justesse de leur jeu, et leur alchimie.

Au-delà de la comédie de moeurs, le spectacle est aussi traité comme une comédie tout court, ponctué d'humour et sincèrement drôle.


Cette partition se joue dans un très joli décor avec des panneaux mouvants, tantôt murs, tantôt surface de projection pour des vidéos symboliques qui évoquent le parcours de Ben. Enfin la musique est un acteur à part entière dans cet ensemble, ancrant la réalité des années 60, et rythmant agréablement cette pièce sans temps mort.

Pour qui ?
-Les fans d'adaptations réussies de la pellicule à la scène

-Les étudiants comme les cougars






Zig Zag


De qui ? 
De et avec Xavier Lemaire.
Affiche Zig Zag def

De quoi ça parle ?
Une conférence/spectacle sur la mise en scène, sa définition, ses tenants et ses aboutissants, autour d'une mise en pratique sur la scène d'ouverture du Médecin malgré lui de Molière.

Et alors ?
J'aime l'idée d'un spectacle sur les spectacles.

Cette pièce de Xavier Lemaire, très écrite, mais délivrée avec beaucoup de naturel, a tout d'une conférence ludique sur l'art de la mise en scène.

Le metteur en scène, lui-même acteur dans le rôle du conférencier, a l'habile idée de parsemer son propre discours de citations (Antoine, Mnouchkine), qui rendent plus digeste l'aspect plus historique de son récit. C'est intéressant, mais un peu long.
Les "illustrations", cette scène de Molière rejouée avec différentes intentions, sont la partie la plus réjouissante, avec une belle gradation : on part d'une version classique, un peu surjouée, passant par une plus symbolique, jouant sur les codes avec dérision, pour finir sur l'apothéose, moderne et dépoussiéré.

C'est dans ce final que l'on apprécie au mieux le potentiel des deux comédiens, Isabelle Andréani et Franck Jouglas, tous deux hilarants en Martine et Sganarelle des temps modernes.

Un petit bémol : les interludes visant à expliquer le vocabulaire du théâtre par les personnages des régisseurs, cassent le rythme et l'humour de l'ensemble. Ils nous séduisent bien plus en dehors de ces explications scolaires et caricaturales.


Pour qui ?
- Idéal pour les scolaires (adolescents) et jeunes amateurs de théâtre.







Cirque Plein d'airs

De qui ?
La Compagnie Caramels Fous












De quoi ça parle ?
Le cirque Torticolis vient de perdre sa vedette, la femme à barbe. Pour ne pas sombrer et faire faillite, les saltimbanques doivent se renouveler, peut-être même songer à recruter d'autres artistes.

Et alors ?
Encore une compagnie que je vois à l'affiche depuis des années en me disant “il faut vraiment que je vois un de leurs spectacles”...
C'est chose faite, et c'est une bonne surprise.

Spécialisée en comédies musicales parodiques, la compagnie a la particularité de ne présenter sur scène que des interprètes masculins. La troupe, nombreuse, permet en plus des rôles principaux d'avoir un ensemble vocal et dansant conséquent, ce qui rend les tableaux particulièrement vivants.
Les chansons, adaptations de tubes connus, rythment le show : côté paroles, on joue beaucoup sur les consonances du titre original, de façon simple et amusante (quand Kiss de Prince devient "Glisse" !)...

La justesse en chant et en jeu est rapidement compensée par une énergie et une authenticité que l'on ressent chez ces artistes.

C'est surtout les costumes qui sont bluffants : créés par Denis Evrard, ils plongent immédiatement dans l'univers du cirque, avec une touche en plus, fantaisiste et pailletée. C'est pour moi, de loin, l'aspect le plus réussi du spectacle.

Au final, un spectacle multi-genres, entre musical et transformisme. Allergiques au kitsch, s'abstenir.



Pour qui ?
- Les adeptes de show un peu barré.







Alexi vs Dahan


De qui ?
De et avec Sandrine Alexi et Gerald Dahan.


De quoi ça parle ?
Confusion totale dans la programmation : Sandrine Alexi et Gerald Dahan se retrouvent sur une scène, à la même heure, chacun projetant de jouer son spectacle. Qu'à cela ne tienne : ils joueront ensemble !

Et alors ?
Un duo d'imitateurs, pourquoi pas.
En particulier quand le duo en question fait vibrer la corde nostalgique, celle de la “Minikeum Génération”...

Deux soucis majeurs : le premier, moindre, c'est que le titre annonce une “battle”, qui aurait pu être un arc intéressant pour la narration de ce spectacle. Les deux artistes font bien, vaguement, semblant de se chamailler au début, mais ça ne va pas plus loin.
Ensuite, et surtout, il y a un vrai manque d'écriture dans ce duo. Une évidente alchimie existe entre les deux imitateurs, mais donne l'impression d'assister à une réunion entre deux bons amis qui veulent improviser des sketches en se basant sur les compétences de l'un et l'autre, sans aucune harmonie, ni fil conducteur. Un peu dommage, quand la palette de talents de ces artistes pourraient donner une explosion d'humour avec des vannes et des parodies plus travaillées.
On en reste à des blagues éculées sur Brigitte Macron et René Angelil.

On se réjouit par contre d'entendre/entrevoir l'impayable Sarkozy par Dahan, et Jane Birkin ou Vanessa Paradis par Alexi.

Les passages chantées sont les plus sympas, accompagnés par un pianiste en live (toujours un plus), et où Alexi et Dahan sont les plus convaincants. Un vrai moment d'émotion se fait lors qu'ils entonnent la chanson de Michel Berger, Diego, duo magique et intemporel entre France Gall et Johnny.


C'était aussi l'occasion de me rendre pour la première fois au Nez Rouge, la péniche/théâtre de Gérald Dahan, un lieu séduisant et bien conçu : sièges confortables (on ne sent pas le mouvement du bateau !), rapport salle/scène idéal, espace de jeu spacieux... Une jolie découverte.

Pour qui ?
- Vos parents vont kiffer.








The greatest showman


De qui ?
Michael Gracey
Résultat de recherche d'images pour "the greatest showman"

De quoi ça parle ?
Un biopic très arrangé sur la vie de P. T. Barnum, un des fondateurs du cirque et spectacles voyeuristes, qui montera une troupe de “curiosités”, partira en tournée avec une chanteuse suédoise, et épousera son amour d'enfance malgré leurs différences de milieu social.

Et alors ?
Il y a longtemps que je n'avais pas écrit de critique de film, mais … j'ai eu pour celui-ci un coup de coeur soudain, sincère et absolu.
Mon coeur se serre un peu car il aura à faire face à une comparaison terrible, celle d'avec La la land, gros succès musical de 2017, mais leur genre est bien leur seul point commun. The greatest showman, c'est un véritable feel-good movie. Un de ceux qui, malgré une trame courrue et un peu de naïveté, vous donne le sourire du début à la fin, vous donne envie de connaître les chansons pour les entonner avec les héros, vous donne l'inspiration pour être ou rester qui vous êtes.

Michael Gracey signe son premier film en tant que réalisateur, et ohmondieu il me tarde d'en voir davantage ! Les tableaux musicaux de ce Greatest showman sont orchestrés avec une rare maîtrise, certes avec des effets spéciaux un peu excessifs, mais qui se prêtent à l'univers onirique du film. On se laisse emballer aussi par les chorégraphies, les costumes, la profusion de couleurs : on est proche, très proches de Baz Luhrmann dans Moulin Rouge, tout en ajoutant un peu du kitsch de Kenny Ortega.

La distribution est hyper séduisante, aussi bien jouée que chantée et dansée (seule Rebecca Ferguson a été doublée pour le chant). Hugh Jackman est incroyable, et beaucoup moins sinistre que dans les Misérables. Zac Efron interprète ici son premier grand rôle de musical, loin de l'ado hésitant qui faisait ses débuts chez Disney.

Le film n'est pas sans défaut : j'ai déjà évoqué la naïveté du scénario, qui empreinte des routes un peu faciles pour tirer d'embuches les personnages quand ils commettent des bourdes, jusqu'à un happy-ending prévisible. Mais c'est aussi le propre d'un feel-good movie, celui qui vous rappelle que tout est possible, que vos rêves sont à porter de main, même quand vous vous méprenez sur la nature de ces derniers.
Pour ma part, j'ai aimé chaque instant, chaque image, chaque note de cette utopique partition.


Pour qui ?
- Un équilibre parfait pour la génération Moulin rouge et la génération High School Musical.
- Votre “significant other” (sauf s'il/elle est allergique aux musicals)









Bodyguard


De qui ?
D'après Lawrence Kasdan , mise en scène de Thea Sharrock
Résultat de recherche d'images pour "bodyguard le musical"

De quoi ça parle ?
La chanteuse de renommée mondiale Rachel Marron reçoit une lettre de menace dans sa loge. Son manager, prenant le courrier au sérieux, engage un garde du corps, le meilleur qui soit, pour veiller sur l'artiste et son fils.

Et alors ?
Pas totalement en confiance en m'installant dans mon fauteuil, j'ai vite révisé mon jugement : un superbe divertissement, réussi sur bien des aspects.

La création lumières et le décor, fonctionnant en parfaite harmonie, crééent des espaces de jeu variés, des univers réalistes : une grande villa de star, une boîte de nuit, une salle de concert, une cabane dans les bois... Des projections et des jeux d'ombre s'ajoutent à l'ensemble, pas forcément utiles ni opportuns, mais esthétiques.

Musicalement, rien à redire : il s'agit d'un enchainement de tubes, ceux de la regrettée Whitney Houston, qui sont ici interprétés avec énergie et brio. Le casting est impeccable, avec la canadienne Valérie Daure dans le rôle principal, et Cylia, vue dans Adam et Eve, époustouflante dans le rôle de Nikki Marron, la soeur de la star.
On saluera également la participation du jeune Axel Parnasse, qui joue en alternance le fils de Rachel Marron, bluffant malgré son jeune âge et à l'aise tant pour danser que pour jouer la comédie.

Les tableaux sont jolis, bien chorégraphiés, servis par cette troupe talentueuse et motivée, avec rythme et humour.
C'est devenu un peu rare avec les grosses productions françaises, c'est donc d'autant plus appréciable : on passe un super moment, et on sort avec une furieuse envie de filer au karaoké le plus proche !



Pour qui ?
-La soirée idéale entre copines !